Argy-Rousseau Gabriel, Lampe « Rosaces »

Antoine-Louis Barye (1796-1875), "Junon", bronze à patine vert foncé nuancé, fonte d'atelier Barye, haut. 31 cm. sculptures - galerie Tourbillon, Paris
Barye Antoine-Louis, Junon
6 octobre 2017
Joseph Bernard (1866-1931), "Danseuse nue", bronze à patine brun foncé, fonte Hébrard, haut. 31,4 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris
Bernard Joseph, Danseuse nue
18 octobre 2017

Argy-Rousseau Gabriel, Lampe « Rosaces »

Gabriel Argy-Rousseau (1885-1953), lampe "Rosaces" en pâte de verre, sculptures et pâtes de verre - galerie Tourbillon, Paris

Gabriel Argy-Rousseau (1885-1953), lampe "Rosaces" en pâte de verre, haut. 29 cm. cameo glass. sculptures et pâtes de verre - galerie Tourbillon, Paris

ARGY-ROUSSEAU Gabriel / 1885-1953
Lampe « Rosaces »

dimensions : Haut. 29 cm

 

Biographie Gabriel Argy-Rousseau

Joseph Gabriel Rousseau dit Gabriel Argy-Rousseau (1885-1953) est un sculpteur, céramiste et maître-verrier français qui a contribué à la redécouverte de la pâte de verre comme un art verrier majeur du début du XXe siècle. Si la technique de la pâte de verre remonte à l’antiquité, elle tombe très longuement dans l’oubli. Dans le dernier quart du XIXe siècle, Henri Cros et une poignée d’artistes, souvent des céramistes de la mouvance Art nouveau, comme François Décorchemont ou Georges Despret, la remettent à l’honneur. Le dernier de ces précurseurs est Gabriel Argy-Rousseau. Il est considéré comme l’unique verrier à avoir mis au point et utilisé le procédé complexe de la pâte de verre, les autres maîtres verriers travaillant la pâte de cristal.

Entré à l’École de céramique de Sèvres, il y découvre la pâte de verre dans l’atelier d’Henri Cros. Gabriel Argy-Rousseau commence à produire entre 1910 et 1920. Ses premières œuvres sont influencées par les motifs à thèmes végétal et animalier de l’Art nouveau. Il débute au Salon des artistes français de 1914 à Paris. Entre 1921 et 1931, établi rue Simplon à Paris, il est actionnaire de la Société des pâtes de verre d’Argy-Rousseau. Avec de nombreux collaborateurs, il produit des petits sujets très colorés de style Art nouveau puis Art déco, diffusés en petites séries : pendentifs, vases, lampes et veilleuses et, à partir de 1928, des sculptures (statuettes ou bas-reliefs) en collaboration avec Marcel Bouraine. Contrairement à ses confrères céramistes, il reste tardivement fidèle aux effets polychromes et aux motifs floraux de l’Art nouveau. Il met au point des couleurs chatoyantes (rouge rubis, améthyste, gris, bleu profond…) et des textures par des effets marbrés. Il invente de nouveaux procédés de coloration superficielle de la pâte, par badigeonnage de poudre d’oxyde avant deuxième cuisson à basse température. Ses œuvres sont en pâte de verre, les statuettes généralement en pâte de cristal.

Les créations verrières de Gabriel Argy-Rousseau demeurent parmi les exemples les plus typiques et représentatives de la production Art déco. La production de l’atelier cesse en 1931, mais Argy-Rousseau continuera à créer des pièces en pâte de cristal, n’ayant plus, en raison de la crise économique, la possibilité de travailler le procédé fort coûteux de la pâte de verre. Il expose ponctuellement, notamment en 1934, des verreries ornées de métaux précieux. Sa dernière exposition a lieu un an avant sa mort en 1952. Il meurt oublié, mais laisse un corpus d’œuvres important dans le domaine verrier, aujourd’hui redécouvert.

  • Galerie Tourbillon, antiquaire, antique dealer, sculptures, verreries, Paris