Biographie Geneviève Granger

Geneviève Granger (1877-1967) est une sculptrice, médailleuse, graveuse d’ex-libris et céramiste française. Elle se forme à Paris dans l’atelier du sculpteur André Massoulle (1851-1901) et du graveur en médailles Henri Dubois (1859-1943). Elle débute au Salon des artistes français en 1895 en envoyant un buste représentant sa mère. Elle y enverra de nombreuses oeuvres dans les sections sculpture et gravure en médailles jusqu’en 1958. Elle obtient une mention honorable en 1899 et une médaille de troisième classe en 1901.

Très active au sein du milieu artistique, Geneviève Granger devient secrétaire de la Société des artistes français en 1899, et fait partie des membres fondateurs du Salon d’Automne en 1903. Elle contribue aussi à la promotion des femmes artistes. Dès 1902, elle donne des cours de dessin, de peinture, de sculpture et surtout de gravure en médailles dans son atelier du 37 puis du 22, rue Denfert-Rochereau à Paris.

Granger fonde deux sociétés féministes : les Quelques, un groupement d’artistes femmes qui organise à Paris des expositions, comme celle de l’hiver 1910 à laquelle elle participe ; et les Unes internationales, dont elle est vice-présidente en 1906 et présidente en 1908. En outre, elle participe à la quinzième exposition de la Société des femmes artistes, qui se tient en 1907 à la galerie Georges Petit. En 1910, une rétrospective de son œuvre est organisée par le Lyceum, encore un autre club féminin de Paris.

En 1913, Geneviève Granger expose à la galerie Reitlinger, à Paris. L’accueil de ses Silhouettes parisiennes est tel que les célébrités les plus en vue de l’époque cherchent à reproduire le chic de « Donilo », pseudonyme dont Geneviève Granger fait parfois usage. À côté de ces succès parisiens, il faut mentionner ses participations aux expositions internationales de Londres en 1903, de Saint-Louis, aux États-Unis, en 1904, de Bâle en 1906, de Stuttgart en 1907, de Bruxelles et de New York en 1910, de Rome en 1911, de Gand en 1913, de Leipzig en 1914, etc. Durant la Première Guerre mondiale, elle ne cesse de produire, si bien qu’en 1921 la galerie Georges Petit est en capacité de proposer une exposition d’œuvres inédites.

En 1925, Geneviève Granger est récompensée un diplôme d’honneur à l’Exposition internationale des arts décoratifs de Paris, puis est décorée de la Légion d’honneur en 1932 et d'une médaille d’argent à l’Exposition universelle de 1937. C’est également dans les années 1920-1930 que sa production évolue en délaissant la médaille pour s’orienter vers le bronze d’édition et la céramique. Elle est à ce titre l’autrice de plus d’une centaine de modèles édités par les maisons Barbedienne, Siot-Decauville, Etling et Lehmann (objets d’art en porcelaine). Elle renoue avec la médaille à la fin des années 1940 autour d’une série de portraits d’écrivains et de maréchaux de la Grande Guerre que la Monnaie de Paris lui commande. Le musée d’Orsay conserve de nos jours une vingtaine de médailles.

Rechercher Geneviève Granger dans la Galerie Tourbillon

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