Breker Arno, Portrait de Femme

Marcel Gimond (1894-1961), Portrait de femme, bronze à patine brun foncé nuancé, socle en bois, fonte Meroni-Radice, haut. totale 49 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris
Gimond Marcel, Portrait de femme
3 janvier 2018
Paul Landowski (1875-1961), "A la mémoire de Wilbur Wright", bronze à patine marron vert nuancé, fonte Barbedienne, Haut. totale 81 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris
Landowski Paul, A la mémoire de Wilbur Wright
5 janvier 2018

Breker Arno, Portrait de Femme

Arno Breker (1900-1991), Portrait de Femme, bronze à patine marron nuancé, fonte Bischoff, Haut. totale 45 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris

Arno Breker (1900-1991), Portrait de Femme, bronze à patine marron nuancé, fonte Bischoff, Haut. totale 45 cm. Bronze cast by Bischoff. sculptures - galerie Tourbillon, Paris

BREKER Arno / 1900-1991
Portrait de Femme

dimensions : Haut. totale 45 cm

Description : Bronze à patine marron nuancé, socle en marbre – daté 1954 – fonte BISCHOFF

 

Biographie Arno Breker

Arno Breker (1900-1991) est un sculpteur allemand. Il est le fils d’un sculpteur, Arnold Breker. Afin de reprendre la direction de l’entreprise familiale, il suit des études à l’école d’art décoratif d’Elberfeld entre 1916 et 1920 et entre 1920 et 1925, il poursuit ses études à la Kunstakademie de Düsseldorf. Après avoir voyagé en France, en Afrique du Nord et en Italie (où il remporta le prix de Rome en 1932), Arno Breker retourne en Allemagne en 1934, il remporta par la suite la médaille d’argent à un concours ouvert à l’occasion des jeux olympiques de Berlin pour avoir réalisé deux scuptures Athlète de décathlon et Victoire. En 1937, abandonnant le style de sa jeunesse, il est nommé professeur à l’École supérieure des beaux-arts de Berlin, il est remarqué par le ministère de la Propagande du Reich qui lui passe plusieurs commandes. Le régime nazi met alors à sa disposition trois grands ateliers de sculpture dans lesquels travaillent des dizaines de praticiens dont, pendant la guerre, des travailleurs forcés français et italiens, demandés par Breker. Breker y produit quantité de sculptures à la gloire de l’idéologie du régime. Il travaille au projet Germania, le réaménagement de Berlin avec Albert Speer. Hitler considère Breker comme un des génies artistiques du Troisième Reich. Le 23 juin 1940, il accompagne ce dernier dans sa visite de Paris. Il participe à une exposition de ses œuvres à l’Orangerie dans Paris occupé en 1942. Cette exposition diversement appréciée est saluée avec enthousiasme par des intellectuels dont Jean Cocteau.

Si Breker n’est pas impliqué directement dans le pillage nazi du patrimoine artistique en France, il fera néanmoins l’acquisition d’œuvres à des prix extrêmement bas. En 1945, ses trois ateliers sont détruits avec les œuvres qui s’y trouvent, surtout des plâtres pour les futures sculptures des projets urbanistiques d’Hitler. Arno Breker ne fut jamais poursuivi pour avoir honoré les commandes passées par le régime nazi, et il refusa toujours d’exprimer des regrets ou des excuses, estimant que les artistes n’avaient rien à voir avec la politique. Il semble qu’il n’ait jamais adhéré à l’idéologie raciste National Socialiste mais ait accepté ce régime par « opportunisme et mégalomanie ». Il est intervenu en faveur de nombreux artistes poursuivis des nazis. À Paris, Arno Breker a protégé Pablo Picasso, alors communiste, des officiers de la Kommandantur. Arno Breker permit également de sauver l’éditeur allemand Peter Suhrkamp arrêté après avoir été fortement soupçonné de résistance contre Hitler. Après-guerre, il ouvre un nouvel atelier à Dusseldorf. Les commandes reviennent, principalement des industriels de l’Allemagne d’après-guerre. Il continue d’entretenir des relations avec les milieux intellectuels français dont des anciens du temps de la Collaboration : Louis-Ferdinand Céline, Paul Morand, Jacques Benoist-Méchin. D’Allemagne, il reçoit beaucoup de commandes de bustes. Il réalisera aussi ceux de Cocteau et de Jean Marais. Dans les années 1960, il réalise une sculpture du président égyptien Anouar el-Sadate. Il continue à sculpter jusqu’à sa mort en 1991.

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