Cavacos Emmanuel, Jeune homme recroquevillé

František Kočí (fin XIXe s.-début XXe s.), "Diane et ses Nymphes", terre cuite originale, haut. 25,5 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris
Kočí František, Diane et ses Nymphes
2 juin 2018
Affortunato Gory (Actif de 1895 à 1925), "Danseuse Orientale", sculpture chryséléphantine, haut. totale 46 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris
Gory Affortunato, Danseuse Orientale
3 juin 2018

Cavacos Emmanuel, Jeune homme recroquevillé

Emmanuel Cavacos (1885-1972), "Jeune homme recroquevillé", terre cuite patinée originale, haut. 44 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris

Emmanuel Cavacos (1885-1972), "Jeune homme recroquevillé", terre cuite patinée originale, haut. 44 cm. "Young man huddling" terracotta sculpture. sculptures - galerie Tourbillon, Paris

CAVACOS Emmanuel / 1885-1976
« Jeune homme recroquevillé »

Dimensions : Haut. 44 cm

Description : Terre cuite patinée originale

Muséologie : Le musée Antoine Lécuyer de Saint-Quentin conserve Indolence, une terre cuite originale de 1928.

Bibliographie : « Emmanuel et Léna Cavacos« , Yves de Fontobbia, « L’Insurgé (la revue select d’une nouvelle élite. Organe international de culture française) », n° 2, août 1936, p. 57-61.

 

Biographie Emmanuel Cavacos

Emmanuel André Cavacos (1885-1976), dit Emmanuel Cavacos est né à Potamos, en Grèce, sur l’île de Cythère. Il émigre aux Etats-Unis à l’âge de seize ans et s’installe à Baltimore, dans la banlieue de Hampden, où vit son frère Constantin. Ayant démontré une aptitude artistique déterminée, il est envoyé à l’Institut du Maryland pour étudier la peinture. Il consacre quatre ans à cette quête, tout en expérimentant la sculpture. Ephraïm Keyser, sculpteur chevronné de Baltimore, qui fut pendant de nombreuses années directeur de l’école de sculpture de Rinehart à l’Institut du Maryland, est tellement impressionné par la qualité de ses croquis qu’il lui conseille d’abandonner la peinture pour se consacrer exclusivement à la sculpture. Cavacos prend ce conseil, et fait de si grands progrès en tant qu’étudiant d’Ephraïm Keyser, qu’en 1911, il reçoit la bourse Rinehart, ce qui lui permet d’aller à l’école des Beaux-Arts de Paris.

En 1913, une de ses œuvres, Aspiration, reçoit une mention honorable au Salon des Artistes Français. L’année suivante, son Penseur attire beaucoup d’attention au Salon de Paris. Le premier de ces penseurs est aujourd’hui conservé à la bibliothèque d’Enoch Pratt, et le deuxième à l’institut de Peabody à Baltimore. A Paris, le 2 octobre 1915, Cavacos épouse Pauline Pradelle. Pauline était une pianiste professionnelle. Le travail de Cavacos fait de lui une figure bien connue dans la colonie d’art de Paris, et il est chargé de faire les portraits d’un certain nombre de citoyens notables, tels Mistinguett; Bucot et Marcelle Ragnon. En 1925, Cavacos reçoit une médaille d’argent pour une fontaine à l’Exposition internationale des arts décoratifs de Paris. En 1927, le gouvernement français lui décerne le décor de l’Officier de l’Académie. Les années suivantes, Cavacos expose chaque année au Salon. Son travail est exposé dans un certain nombre de collections importantes, y compris celle de la reine Marie de Roumanie, qui a acheté un de ses marbres, Grief. La sculpture de Cavacos a été saluée pour sa variété, son savoir-faire et son sens du rythme. Les critiques français ont souligné ses qualités intrinsèquement poétiques.

En 1930, Cavacos retourne aux États-Unis pour la première fois en dix-huit ans. Son travail est exposé au Baltimore Museum of Art en mars de la même année, puis à New York. Un groupe de 17 de ses sculptures est également exposé à l’exposition de la National Sculpture Society à San Francisco. En mai 1930, lui et sa femme retournent à Paris. Les informations sur Cavacos après 1930 sont difficiles à obtenir. Emmanuel Cavacos décède en 1976, à l’âge de 91 ans.

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