Henry Cros (1840-1907), Rare Masque antique de Femme, Pâte de verre, Haut. 16 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris
Cros Henry, Rare Masque antique de Femme
8 juin 2018
Antoine-Louis Barye (1796-1875), "Lapin oreilles dressées", bronze à patine marron foncé nuancé, fonte d'atelier de Barye, haut. 4,4 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris
Barye Antoine-Louis, Lapin oreilles dressées
10 juin 2018

Frémiet Emmanuel, Tête de Chien

Emmanuel Frémiet (1824-1910), Tête de Chien, bronze à patine marron nuancé, haut. 6,5 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris

Emmanuel Frémiet (1824-1910), Tête de Chien, bronze à patine marron nuancé, haut. 6,5 cm. Head of dog. sculptures - galerie Tourbillon, Paris

FREMIET Emmanuel / 1824-1910
Tête de Chien

dimensions : Haut. 6,5 cm

Description : Bronze à patine marron nuancé

 

Biographie Emmanuel Frémiet

Emmanuel Frémiet (1824-1910) est le neveu et l’élève du sculpteur François Rude. Parallèlement à ses œuvres monumentales commandées par l’État, il est reconnu comme un excellent sculpteur animalier réaliste. Emmanuel Frémiet se consacre surtout aux statues équestres. Il débute comme lithographe scientifique (ostéologie) et travaille dans l’atelier des peintres de la morgue. En 1843, il envoie au Salon une étude de gazelle, prélude à une production prolifique. Son Ours blessé et son Chien blessé sont acquis par l’État pour le musée du Luxembourg à Paris en 1850. Au cours des années 1850, Frémiet produit des œuvres sur le thème de Napoléon III. Il expose des bronzes représentant les bassets de Napoléon III, Ravageot et Ravagode, au Salon de 1853. De 1855 à 1859, il exécute une série de statuettes à sujet militaire pour l’empereur. Il réalise le Monument de Napoléon Ier en 1868 et celui de Louis d’Orléans en 1869 (château de Pierrefonds). En 1874, Emmanuel Frémiet conçoit le premier Monument équestre de Jeanne d’Arc, érigé place des Pyramides à Paris, qu’il remplaça à la suite de critiques sur les proportions par une autre version en 1900. Pendant cette période, il exécute aussi Pan et les oursons (Paris, musée d’Orsay).

À la fin du XIXe siècle, un thème à la mode inspire Frémiet et d’autres artistes : celui de l’affrontement entre l’Homme et la Bête. Un fait divers rapporté par le journal Le Temps relatait que dans un village gabonais, un gorille égaré et furieux aurait enlevé et molesté une femme, après avoir détruit des cabanes, en 1880. Par ailleurs, les récits d’explorateurs comme Alfred Russel Wallace emplissent les journaux d’articles et de gravures illustrant l’attaque d’un pisteur malais par un orang-outang. Ce thème inspire à Frémiet plusieurs œuvres majeures. Le Gorille enlevant une négresse est d’abord refusé au Salon de 1859, puis présenté derrière un rideau. Une nouvelle version Gorille enlevant une femme reçoit une médaille d’honneur au Salon de la Société des Artistes Français de 1887, dont il est membre jusqu’en 1908. Cette œuvre, célèbre à son époque, fait néanmoins scandale car elle représente un gorille enlevant une femme nue, prétendument avec une intention de la violer, ce qui excitait la curiosité du public. De la même veine et encore plus remarquable est L’Orang-outang étranglant un sauvage de Bornéo (1895), une commande du Muséum national d’histoire naturelle de Paris, inspirée par les récits de Wallace, rapportés avec beaucoup d’exagérations par The Times. Cette fois l’animal est un mâle, et en étranglant le « sauvage », il accomplit un acte aussi impossible, physiquement et éthologiquement, que le viol d’une femme par un gorille. Mais l’art opère et des générations de visiteurs de la galerie du Muséum où elle est exposée, ont été horrifiées par la force émanant de l’œuvre.
En 1893, Frémiet réalise le Monument de Velázquez pour le jardin de la Colonnade du palais du Louvre à Paris et, en 1897, la statue de Saint Michel terrassant le dragon pour la flèche de l’abbatiale du Mont Saint-Michel. Frémiet est élu membre de l’Académie des beaux-arts en 1892 et succède à Antoine-Louis Barye comme professeur de dessin animalier au Muséum national d’histoire naturelle à Paris. Il est membre de la Société des artistes français jusqu’en 1908.

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