Gallé Emile, Vase « Marqueterie aux Papillons »

Ets. Gallé, Vase à décor d'Ipomées, Haut. 17,5 cm. sculptures, verreries - galerie Tourbillon, Paris
Gallé, Vase à décor d’Ipomées
29 novembre 2017
Emile Gallé (1846-1904), Cristallerie, Vase à décor de Feuilles d'érable du Japon et de Toiles d'araignée, haut. 16,5 cm. sculptures, verreries - galerie Tourbillon, Paris
Gallé, Vase « Cristallerie » à décor de Feuilles d’acer du Japon et de Toiles d’araignée
30 novembre 2017

Gallé Emile, Vase « Marqueterie aux Papillons »

Emile Gallé (1846-1904), Vase "Marqueterie aux Papillons", Haut. 35 cm. sculptures, verreries - galerie Tourbillon, Paris

Emile Gallé (1846-1904), Vase "Marqueterie aux Papillons", Haut. 35 cm. sculptures, verreries - galerie Tourbillon, Paris

GALLE Emile / 1846–1904
Exceptionnel vase « Marqueterie aux Papillons »

Signé Gallé à la pointe et au trait double, et daté 1900.

dimensions : Haut. 35 cm

Description : Vase en verre multicouche, de forme balustre à talon rond en retrait, orné de volutes profondément gravées en intaille.
Rare décor en marqueterie de trois papillons polychromes, incrustés parfaitement dans la surface polie du verre, et repris en fine ciselure à la roue.
Le fond est lui-même décoré en intercalaire de salissures d’oxyde, de filaments et de poudres roses et gris-parme.

Bibliographie :
– « Glass of art Nouveau », Collection du Kitazawa Museum of Art, Mitsumura Suiko Shoin Publishing Co, Ltd, Japon, 1994, modèle reproduit page 134, n°153.
– Victor Arwas : « Glass Art Nouveau to Art Deco », Academy Edition, Great Britain, 1987, modèle reproduit page 114.
– Tsuneo Yoshimizu : « Gallé », The glass art of Emile Gallé », Gakken, 1985, modèle reproduit sous le numéro 236.
– Alastair Duncan et Georges de Bartha, « Glass by Gallé », Thames & Hudson Ltd, London 1984, modèle reproduit page 54 n°45.

 

Biographie Émile Gallé

Émile Gallé (1846-1904) est l’une des figures les plus marquantes des arts appliqués de son époque et l’un des pionniers de l’Art nouveau, fondateur et premier président de l’École de Nancy en 1901.
Après son apprentissage des métiers du verre à Meisenthal, et de la céramique à la Faïencerie de Saint-Clément, Emile Gallé est associé à l’entreprise de négoce et de décoration de faïence et de verrerie de son père dès 1867. C’est lui qui représente son père à l’Exposition universelle de 1867 à Paris où il obtient une mention honorable pour la verrerie et à l’Exposition universelle et internationale de 1872 à Lyon où il obtient une médaille d’or dans la classe 33 (porcelaine et cristaux).
Son approche n’est pas simplement théorique, il ne craint pas en effet de s’initier au soufflage. Il adjoint à cela de bonnes connaissances en ébénisterie et surtout la passion familiale pour les sciences naturelles et plus particulièrement pour les plantes qui l’amène au dessin. Il est à Nancy l’élève de Dominique-Alexandre Godron, naturaliste et médecin. Il effectue des études sur les plantes, les animaux, les insectes. Il est élu secrétaire de la Société Centrale d’Horticulture de Nancy en 1877.
La même année, Emile Gallé reprend à son compte l’affaire familiale et étend ses activités à l’ébénisterie en 1885. Déjà remarqué à l’Exposition de la Terre et du Verre en 1884, Gallé est consacré à l’Exposition universelle de Paris en 1889 par trois récompenses pour ses céramiques, ses verreries et son mobilier (dont un Grand Prix pour ses verreries), où il célèbre notamment les provinces perdues de l’Alsace et de la Lorraine et développe donc, à travers ses décors symboliques, le thème du patriotisme. A cette occasion, Gallé est fait officier de la Légion d’Honneur.
A partir de cette date, Gallé développe intensément ses recherches techniques et esthétiques sur le travail du verre, domaine dans lequel il développe et crée de nouveaux procédés de fabrication. Ses verreries sont conçues à Meisenthal jusqu’en 1894, date à laquelle il ouvre une cristallerie dont la mise à feu a lieu en mai 1894 dans son entreprise à Nancy. Les recherches d’Emile Gallé aboutissent en 1898 au dépôt de deux brevets, pour « un genre de décoration et patine sur cristal » et « un genre de marqueterie de verres et cristaux » par dépôt de petites inclusions de verre dans la pâte en fusion. Ses pièces sont ensuite retravaillées par gravure, à la roue pour les plus précieuses, à l’acide fluorhydrique pour les plus courantes, ses graveurs-décorateurs dégageant ainsi un décor en camée sur un verre doublé ou multicouche.
Après la mort d’Emile Gallé, en 1904, sa verrerie continue à produire jusqu’en 1936. Chaque pièce porte la signature de Gallé avec des centaines de variantes.

  • Galerie Tourbillon, antiquaire, antique dealer, sculptures, verreries, Paris