Apel.les Fenosa (1899-1988), "Manteau", bronze à patine brun nuancé, fonte Busato, n° IV/5, haut. 15 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris
Fenosa Apel.les, Châle
17 octobre 2016
Jean-Léon Gérôme (1824-1904), "César franchissant le Rubicon", bronze à triple patines, fonte Siot, haut. 40 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris
Gérôme Jean-Léon, César franchissant le Rubicon
17 octobre 2016

Hoetger Bernhard, Le Charbonnier

Bernhard Hoetger (1874-1949), "Le haleur", bronze à patine brun nuancé, haut. 42 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris

Bernhard Hoetger (1874-1949), "Le haleur", bronze à patine brun nuancé, haut. 42 cm. "The hauler". sculptures - galerie Tourbillon, Paris

HOETGER Bernhard / 1874-1949
« Le Charbonnier »

dimensions : Haut. 36,5 cm

Description : Bronze à patine marron nuancé

 

Biographie Bernhard Hoetger

Bernhard Hoetger (1874-1949) est un important sculpteur et peintre allemand de la période expressionniste. Fils d’un forgeron de Dortmund, Bernhard Hoetger suit à Detmold des cours de sculpture de 1888 à 1892, et dirige ensuite un atelier dans une église de Rheda-Wiedenbrück. À la suite d’un passage à l’Académie des beaux-arts de Düsseldorf, il accomplit un séjour à Paris. Il y est profondément influencé par Auguste Rodin, dans l’atelier duquel il fait également la connaissance de Paula Modersohn-Becker. Il illustre le n° 132 de L’Assiette au beurre (10 octobre 1903), offrant une suite de compositions saisissantes intitulée « Dur labeur », avec des légendes de Jehan Rictus. La plupart de ses œuvres renvoie alors au monde de l’industrie qui broie l’être humain et l’associe à la misère. Bernhard Hoetger se fait ainsi, comme Jules Dalou en France et Constantin Meunier en Belgique, l’un des chantres du monde ouvrier, ses grandeurs et misères. Il peut, plus tard, se familiariser aussi avec le travail d’Antoni Gaudí. En 1911, Hoetger est appelé dans la colonie artistique de Darmstadt, où il s’installe. En 1914, incité par Paula Modersohn-Becker, il se rend à Worpswede en Basse-Saxe. Il découvre là-bas, par l’intermédiaire du mécène de Brême Ludwig Roselius, ce qui va devenir l’œuvre de sa vie : l’édification de la désormais célèbre rue Böttcherstraße, à Brême, dans un style expressionniste. Tout comme son protecteur Roselius, Hoetger sympathise avec les idées du national-socialisme et adhère au parti nazi. Il essaie, en vain, de gagner le parti à ses convictions artistiques. Son travail, bien au contraire, est qualifié par Adolf Hitler, lors d’un congrès à Nuremberg en 1936, d' »art dégénéré ». Expulsé du parti, Bernhard Hoetger s’installe en Suisse en 1946, où il meurt en 1949.

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