Lalique René, Vase Béliers

Arno Breker (1900-1991), Portrait de Femme, bronze à patine marron nuancé, fonte Bischoff, Haut. totale 45 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris
Breker Arno, Portrait de Femme
5 janvier 2018
Daum, Vase à décor géométrique, Diam. 24 cm. sculptures, verreries - galerie Tourbillon, Paris
Daum, Vase « Art Déco » à décor géométrique
24 janvier 2018

Lalique René, Vase Béliers

René Lalique (1860-1945), Vase modèle "Béliers", verre soufflé-moulé, Haut. 19 cm, sculptures, verreries - galerie Tourbillon, Paris

René Lalique (1860-1945), Vase modèle "Béliers", verre soufflé-moulé, Haut. 19 cm. Mold-blown glass. sculptures, verreries - galerie Tourbillon, Paris

LALIQUE René / 1860-1945
Vase « Béliers »

dimensions : Haut. 19 cm

Description : Vase en verre fumé soufflé-moulé
Application à chaud des anses moulé-pressé

Reproduit dans le « Catalogue raisonné de René Lalique maître-verrier », Félix Marcilhac, Les éditions de l’amateur, Paris, 1989, p°418, n°904.

 

Biographie René Lalique

René Jules Lalique (1860-1945) est un maître verrier et bijoutier français. Il s’est rendu célèbre par ses créations étonnantes de bijoux, puis de flacons de parfum, de vases, de chandeliers, de pendules et, à la fin de sa vie, de bouchons de radiateur de voitures.
À seize ans, René Lalique commence son apprentissage avec un joaillier parisien, Louis Aucoc. Il suit ensuite, de 1878 à 1880, les cours du Sydenham Art College, à Londres. Après être revenu en France, il travaille entre autres pour Aucoc, Cartier, Boucheron. Il découvre l’art japonais contemporain à travers les Expositions universelles de 1867 et 1878, qui seront pour lui une source d’inspiration. En 1882, il devient dessinateur concepteur indépendant pour plusieurs maisons de joaillerie de Paris (Georges Fouquet, Aucoc, Hamelin, Boucheron, Henri Vever…). René Lalique lance quatre ans plus tard, en 1885, sa propre joaillerie. Lalique est reconnu comme un des concepteurs de bijoux les plus importants de l’Art nouveau français ; en créant des pièces innovantes pour la nouvelle boutique de Samuel Bing à Paris, Maison de l’Art nouveau.

René Lalique commence à exposer ses œuvres à son nom dès 1894, et notamment au Salon des artistes français de 1897 et 1898. Le grand verrier Émile Gallé le découvre à l’occasion du premier et en fait un éloge appuyé. Son stand à l’Exposition Universelle de 1900 à Paris remporte un franc succès. Tout en gardant les sources d’inspiration de l’Art nouveau, faune et flore — dont le paon, divers insectes et parfois un bestiaire fantastique —, il innove en utilisant des matériaux peu usités pour la bijouterie, à cette époque : le verre, l’émail, le cuir, la corne, la nacre, en préférant souvent les pierres semi-précieuses aux pierres précieuses. L’introduction du volume dans la bijouterie est facilitée par ses connaissances en modelage. Il dessine ses modèles, les faisant réaliser par une équipe de sculpteurs, ciseleurs et émailleurs qu’il recrute avec soin. De nombreuses femmes de la noblesse, de la bourgeoisie et du spectacle se sont mises à porter ses bijoux extraordinaires, telles la marquise Arconati-Visconti, la comtesse de Béarn, la princesse de Guermantes, Mme Waldeck-Rousseau ou Sarah Bernhardt, pour laquelle il réalise en 1902 un costume de scène pour la reprise de la pièce Théodora, au théâtre Sarah-Bernhardt. Lalique fut l’unique artiste moderne dont Calouste Gulbenkian devint le client et l’ami. Ce dernier acquit le fameux Pectoral à la libellule vers 1897, chef-d’œuvre très admiré à l’Exposition universelle de 1900, qu’il prêta à la tragédienne Sarah Bernhardt.

René Lalique s’intéresse tôt au verre comme matière artistique et installe, dès 1890, un atelier de verrerie où il commence à expérimenter ses possibilités, dans un premier temps dans la bijouterie. Il en effectue des moulages et apprivoise la liaison verre-métaux. Ses premiers bijoux comportant cette matière sont exposés en 1895, puis il commence à concevoir des flacons de parfums en verre, étant ainsi le premier à imaginer de commercialiser cet emblème du luxe et du raffinement dans un emballage tout aussi splendide. Il le fait aussi dans le but de produire de beaux objets en séries importantes, et donc de rendre son art accessible à un nombre croissant de personnes. La même année, le musée des arts décoratifs de Paris fait entrer Lalique dans ses collections. En 1898, il installe un atelier de verrerie dans la propriété de Clairefontaine (Yvelines), lui permettant, en particulier, de mieux maîtriser le verre soufflé. En 1900, Lalique triomphe à l’Exposition Universelle de Paris et, en 1905, il ouvre un magasin, place Vendôme. En 1910, il crée pour le parfumeur François Coty, qu’il a rencontré en 1908, le flacon pour Ambre antique.

Après la Première Guerre mondiale, les bijoux très colorés et fantastiques de Lalique n’étaient plus dans l’air du temps. Le créateur le sent et décide de se tourner dès 1920 vers l’Art Déco. Ses créations vont ouvrir la voie à une industrialisation des objets d’arts, car une des meilleures manières d’inscrire le luxe et l’esthétisme au quotidien est d’en faire des objets usuels. Il va ainsi créer de nombreux objets tels que vases, coupes, chandeliers, flacons à parfum, bouchons de radiateurs pour la 5 CV Citroën (1925), décorations des wagons-restaurants de l’Orient Express (1929), décorations de la salle à manger des premières classes du paquebot Normandie (1936), fontaines des Champs-Élysées.

  • Galerie Tourbillon, antiquaire, antique dealer, sculptures, bronzes, Paris