Landowski Paul, A la mémoire de Wilbur Wright

Arno Breker (1900-1991), Portrait de Femme, bronze à patine marron nuancé, fonte Bischoff, Haut. totale 45 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris
Breker Arno, Portrait de Femme
5 janvier 2018
Daum, Vase à décor dit "à la Neige", Diam. 24 cm. sculptures, verreries - galerie Tourbillon, Paris
Daum, Vase à décor dit « à la Neige »
24 janvier 2018

Landowski Paul, A la mémoire de Wilbur Wright

Paul Landowski (1875-1961), "A la mémoire de Wilbur Wright", bronze à patine marron vert nuancé, fonte Barbedienne, Haut. totale 81 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris

Paul Landowski (1875-1961), "A la mémoire de Wilbur Wright", bronze à patine marron vert nuancé, fonte Barbedienne, Haut. totale 81 cm. "In tribute to Wilbur Wright", bronze cast by Barbedienne. sculptures - galerie Tourbillon, Paris

LANDOWSKI Paul / 1875-1961
« A la mémoire de Wilbur Wright »

dimensions : Haut. 81 cm / Larg. base 18 cm

Description : Bronze à patine marron vert nuancé – fonte BARBEDIENNE Paris

 

Biographie Paul Landowski

Paul Landowski (1875-1961) est un sculpteur français. Issu d’une famille française d’origine polonaise par son père. Etudiant en hypokhâgne, il découvre durant l’année 1898 auprès d’Henri Barbusse la philosophie humaniste, laquelle marquera toute son œuvre. L’année suivante, il suit, parallèlement à ses études, les cours du portraitiste Jules Lefebvre à l’Académie Julian. Il devient un expert en anatomie en suivant quotidiennement les dissections de l’École de médecine et en dessinant les planches pédagogiques du professeur Farabeuf. Il se passionne pour la boxe. Admis en 1895 aux Beaux-Arts, il y devient l’élève de Louis-Ernest Barrias. Il en sort en 1900 lauréat du prix de Rome pour son David combattant Goliath et séjourne à la villa Médicis. En 1903, il participe à son premier Salon des artistes français ; il y exposera durant toute sa carrière, pendant plus de trente années. En 1906, bientôt suivi par tout un milieu d’architectes, d’artistes et de mécènes, il s’installe à Boulogne-Billancourt. Il accède à la célébrité dès 1909 avec une sculpture installée cinq ans plus tard sous la coupole du Panthéon, Aux artistes dont le nom s’est perdu. En 1916, durant la Première Guerre mondiale, il participe à la bataille de la Somme et reçoit la croix de guerre. En 1917, il livre avec Bouchard à la ville de Genève les statues du Monument de la Réformation, puis réalise dans l’après-guerre plus de quatre-vingts monuments aux morts. En 1928, il participe au concours d’art des IXe Jeux olympiques d’Amsterdam et obtient la médaille d’or au concours de sculpture pour Le Boxeur. Officier de la Légion d’Honneur depuis le 8 août 1920, il est promu commandeur en 1928. Reconnu comme un héros aux préoccupations humanistes, il devient dans la France pacifiste de l’après-guerre le sculpteur qui obtient le plus de commandes monumentales, à Paris ou à l’étranger, dont la statue de Sainte Geneviève protégeant Paris, érigée sur le pont de la Tournelle (1928) ; le Christ de Corcovado à Rio de Janeiro (1931) ; ou les fontaines de la porte de Saint-Cloud à Paris (1936).

Paul Landowski devient directeur de la villa Médicis de 1933 à 1937, et est nommé en 1939 directeur de l’École des beaux-arts de Paris où il travaille à une réforme mettant en œuvre ses conceptions de l’enseignement de l’art comme synthèse de l’architecture, de la sculpture et de la peinture. En novembre 1941, il fait avec Paul Belmondo et André Derain le fameux « voyage à Berlin », en réalité une tournée à travers toute l’Allemagne jusqu’à Weimar. Il répond ainsi comme de nombreux autres artistes français à l’invitation d’Otto Abetz à collaborer sur le plan intellectuel au projet de Goebbels de faire émerger une nouvelle Europe. En tant que directeur des Beaux-Arts et en tant qu’ancien ami proche d’Otto Abetz, il est pressé d’agir pour ses élèves retenus prisonniers en Allemagne depuis la débâcle. Au cours de son procès d’épuration, dont il sort comme la plupart des hauts fonctionnaires sans condamnation, il se défend en expliquant avoir reversé son cachet au Pécule des prisonniers. Il affirme avoir agi dans le but de contribuer par sa fonction au secours des prisonniers français et avoir été mu par l’espoir de faire libérer de jeunes artistes. Son projet ambitieux d’un Temple de l’Homme ne se réalisera pas mais un des éléments est réutilisé en 1953 pour faire la monumentale Porte de la Faculté de Médecine à Paris. En 1954, six ans avant sa mort, Le Retour éternel qui orne le colombarium du Père-Lachaise à Paris réaffirme comme un testament nietzschéen ses préoccupations humanistes.

  • Galerie Tourbillon, antiquaire, antique dealer, sculptures, bronzes, Paris