L’Hoest Eugène, Bédouine au Marché

Agathon Léonard (1841-1923), "Danseuse aux Cothurnes", bronze à patine dorée, fonte Susse, haut. 53 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris
Léonard Agathon, Danseuse aux Cothurnes
6 novembre 2017
Baltasar Lobo (1910-1993), "L'Eveil" ou "Femme agenouillée", bronze à patine mordoré nuancé, fonte Thinot, n°2/8, haut. 22,2 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris
Lobo Baltasar, L’Eveil ou Femme agenouillée
6 novembre 2017

L’Hoest Eugène, Bédouine au Marché

Eugène L'Hoest (1874-1937), "Bédouine au Marché", bronze à patine marron très nuancé, fonte Leblanc-Barbedienne Fils, haut. 32,5 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris

Eugène L'Hoest (1874-1937), "Bédouine au Marché", bronze à patine marron très nuancé, fonte Leblanc-Barbedienne Fils, haut. 32,5 cm. "Bedouin woman at the market", bronze cast by Leblanc-Barbedienne Fils. sculptures - galerie Tourbillon, Paris

L’HOEST Eugène / 1874-1937
« Bédouine au Marché »

dimensions : Haut. 32,5 cm

Description : Bronze à patine marron très nuancé – fonte LEBLANC-BARBEDIENNE Fils

 

Biographie Eugène Léon L’Hoëst

Eugène Léon L’Hoëst (1874-1937) est un sculpteur français. Il est l’une des grandes figures de la sculpture orientaliste. D’un père wallon et d’une mère angevine, il passe son enfance en Anjou où il travaille pour le sculpteur Amédée Charron, dont il dégrossit les anges et les Vierge Marie. Après ses études d’art à Angers, il s’installe à Paris, rue Descartes, puis rue de Vaugirard. L’Hoëst entre en 1891 dans l’atelier de Gabriel-Jules Thomas, alors professeur à l’École des beaux-arts de Paris. Il y est admis à titre définitif en 1895. Il travaille par la suite avec le sculpteur Alfred Lanson. L’Hoëst déménage pour un atelier de la rue des Dames dans le 17e arrondissement, qu’il conservera jusqu’à la fin de sa vie. Il participe pour la première fois au Salon de la Société des artistes français en 1893, en présentant le buste de Jegu, alors conseiller municipal à Angers. L’année suivante est consacrée à son service militaire et, en 1895, il présente au Salon Modestia, pour laquelle il est récompensé d’une mention honorable. Il obtient en même temps le premier prix d’atelier de l’École des beaux-arts avec une œuvre intitulée Pro Patria. Il participe à l’Exposition Universelle de 1900 à Paris, et reçoit une médaille de troisième classe la même année au Salon de la Société des artistes français.

En 1906, Eugène Léon L’Hoëst obtient une bourse de voyage pour son groupe Idylle. Il visite l’Italie, la Sicile, la Tunisie et l’Algérie d’où il rapporte son œuvre la plus populaire, Trois musiciens arabes, exposée au Salon. En 1908, il réalise pour la sépulture de Suarez, un monument dont il dirige l’exécution en pierre à Alexandrie, en Égypte. Il profite de cette opportunité pour effectuer un voyage en Haute-Égypte et visiter Louxor, Assouan et le temple de Philae. Impressionné par ses voyages, L’Hoëst fait de la représentation des types physiques de l’Afrique du Nord son thème favori. En 1911, l’artiste présente au Salon de la Société des peintres orientalistes français, une dizaine de sculptures en plâtre ou en bronze inspirées par l’Égypte et l’Algérie. Il reçoit une médaille de seconde classe au Salon de 1912. Après la Première Guerre mondiale, L’Hoëst participe au Salon des Indépendants et toujours au Salon de la Société des artistes français. Il participe aussi à celui de la Société coloniale des artistes français, à l’Exposition coloniale de Marseille de 1922, à l’Exposition coloniale internationale de 1931 à Paris, ou encore au Salon de la société des peintres orientalistes français de 1933 et à la deuxième Exposition coloniale de Naples en 1934.

L’œuvre de L’Hoëst est constituée de nombreuses commandes parmi lesquelles La France héroïque, Hommage à l’Agriculture, le Monument de Grignon, les Monument aux morts de Pont-Audemer et de Vaires-sur-Marne, ainsi que des bustes de personnalités. La fonderie Barbedienne édita en bronze quelques-unes des sculptures de l’artiste dont Trois Musiciens arabes, Nubien porteur de couffins, Bédouine au marché, Danseuse orientale, et Porteuse de Rebbia. Quant à la fonderie Susse, elle édita La Grande Caravane ou Famille Berbère revenant du marché. Quelques éditions en grès fin furent produites par la Manufacture nationale de Sèvres, comme Joueur de tam-tam et Joueurs de daba et de darbouka, édités en 1932 d’après les modèles achetés en 1911.
Parmi les nombreux musées détenteurs d’œuvres de Eugène Léon L’Hoëst, le musée d’Orsay à Paris conserve deux sculptures de l’artiste : Jeune Fellah porteuse d’eau et Porteur d’eau de Louqsor, toutes deux exécutées au Caire.

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