Lobo Baltasar, Tête de Taureau

Baltasar Lobo (1910-1993), "L'Eveil" ou "Femme agenouillée", bronze à patine mordoré nuancé, fonte Thinot, n°2/8, haut. 22,2 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris
Lobo Baltasar, L’Eveil ou Femme agenouillée
6 novembre 2017
Jan et Joël Martel (1896-1966), Pigeon à queue plate, bronze à patine brune, long. 26,7 cm. sculptures - galerie Tourbillon, Paris
Martel Jan et Joël, Pigeon à queue plate
7 novembre 2017

Lobo Baltasar, Tête de Taureau

Baltasar Lobo (1910-1993), "Tête de Taureau", bronze à patine brun foncé, socle en marbre noir fin de Belgique, fonte Thinot, n°5/8, E.A. Paris, haut. totale 17 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris

Baltasar Lobo (1910-1993), "Tête de Taureau", bronze à patine brun foncé, socle en marbre noir fin de Belgique, fonte Thinot, n°5/8, E.A. Paris, haut. totale 17 cm. "Bull's head", bronze cast by Thinot, numbered 5/8. sculptures - galerie Tourbillon, Paris

LOBO Baltasar / 1910-1993
« Tête de Taureau »

dimensions : Haut. totale 17 cm

Description : Bronze à patine brun foncé, socle en marbre noir fin de Belgique – fonte THINOT, n°5/8, E.A. Paris

 

Biographie Baltasar Lobo

Baltasar Lobo (1910-1993) est un sculpteur espagnol de la nouvelle École de Paris. Son grand-père étant tailleur de pierres, dès l’enfance Baltasar Lobo Casuero apprend dans la menuiserie de son père à travailler le bois. En 1922 il entre comme apprenti dans l’atelier du sculpteur Ramón Núñez à Valladolid où il réalise des sculptures en bois de saints pour les processions. Grâce à une bourse il poursuit sa formation à partir de 1927 à l’École des Beaux-arts de Madrid, qu’il considère comme un « cimetière » et qu’il quitte au bout de trois mois. Son père vient alors le rejoindre à Madrid tandis qu’il travaille au cimetière en réalisant reliefs et têtes, et qu’il suit les cours du soir de l’École des arts et métiers, se spécialisant dans la taille directe du bois et du marbre. Il découvre alors les œuvres de Picasso, Dali, Miró et Gargallo. Pendant la Guerre d’Espagne, la plus grande part de ses œuvres se trouvant détruites lors de bombardements, puis Lobo fuit en 1939 le franquisme avec des survivants de l’armée de Catalogne.

Quand Lobo arrive à Paris, il dort sous les ponts et à la gare Saint-Lazare, rejoint par sa femme. Il va voir Picasso, qui n’est pas chez lui, lui laisse un carton de dessins, revient le lendemain et bénéficie de son aide généreuse et amicale. Il peut alors s’installer dans le studio que quitte Naum Gabo, se liant avec Henri Laurens et travaillant quelques années dans son jardin les marbres qu’il en reçoit. La figuration de Baltasar Lobo se simplifie alors, dans l’esprit des œuvres de Constantin Brâncuși, Jean Arp ou Henry Moore. Elle développe un caractère archaïque et ne cesse par la suite d’accentuer sa non figuration, autour des thèmes du nu féminin, des Maternités et des Baigneuses, inspirés des dessins faits au cours de ses séjours vers 1945-1946 à La Ciotat où de nombreux espagnols travaillent au chantier naval. Il fait la connaissance de Brancusi et des peintres espagnols Tàpies, Parra, Xavier Oriach, Pelayo, Palazuelo. Baltasar Lobo expose dans les années 1950 et les années 1960 à la Galerie Villand et Galanis. Une exposition rétrospective de son œuvre est présentée en 1960 au Musée d’art moderne de Madrid. Par la suite Lobo est nommé en 1981 officier des Arts et Lettres en France et reçoit en 1984 le Prix national des Arts plastiques en Espagne.

  • Galerie Tourbillon, antiquaire, antique dealer, sculptures, bronzes, Paris