Meissonier Ernest, Hussard à cheval

Meissonier Ernest, Hussard à cheval

Ernest Meissonier (1815-1891), "Hussard à cheval", bronze à patine marron foncé nuancé, fonte Siot-Decauville, haut. 22 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris

Ernest Meissonier (1815-1891), "Hussard à cheval", bronze à patine marron foncé nuancé, fonte Siot-Decauville, haut. 22 cm. "A Hussar on horseback", bronze cast by Siot-Decauville. sculptures - galerie Tourbillon, Paris

MEISSONIER Ernest / 1815-1891
« Hussard à cheval »

dimensions : Haut. 22 cm / Long. 20,5 cm

Description : Bronze à patine marron foncé nuancé – fonte SIOT-DECAUVILLE

 

Biographie Ernest Meissonier

Jean-Louis Ernest Meissonier dit Ernest Meissonier (1815-1891) est un peintre et sculpteur français, spécialisé dans la peinture historique militaire. Peintre très soucieux du détail authentique, il s’inscrit dans le mouvement de réalisme historique, qui apparaît dans les arts plastiques sous le Second Empire. Couvert d’honneurs, il siège à l’Académie des beaux-arts et préside de nombreux jurys nationaux ou internationaux. Enfant, il fait déjà preuve d’un talent certain pour le dessin. Il quitte Lyon à 17 ans et entre dans l’atelier du peintre Léon Cogniet où il apprend à peindre. Il assiste notamment à la préparation de la peinture d’un plafond pour le musée du Louvre représentant l’expédition d’Égypte, une reconstitution historique qui lui permet d’avoir ses premiers contacts avec la peinture militaire. Meissonier débute au Salon de 1834 avec les Bourgeois flamands. Il est successivement peintre d’éventails et d’images pieuses pour les éditeurs de la rue Saint-Jacques, puis s’essaie à l’illustration avec talent pour l’éditeur Curmer.

Ernest Meissonier commence sa carrière de peintre dans un registre classique, avec des scènes de genre dépeignant la vie quotidienne au XVIIe ou au XVIIIe siècle. Il obtient un succès grandissant, à tel point qu’on en vient même à le comparer aux maîtres flamands auxquels il est d’ailleurs lui-même fort attaché. Mais c’est en peignant des scènes militaires, axées principalement autour des campagnes napoléoniennes, que l’artiste obtient les honneurs officiels (officier de la Légion d’honneur en 1856, commandeur en 1867). Il est élu membre de l’Académie des beaux-arts en 1861. Ernest Meissonier demeure, avec Alfred de Dreux, Ange Tissier, Adolphe Yvon et Franz Xaver Winterhalter, parmi les peintres que Napoléon III considéra comme les plus doués serviteurs de la gloire impériale. Meissonier applique systématiquement la même méticulosité d’historien dans tout le travail préparatoire de ses œuvres, ce qui fait de lui une référence en matière d’uniformologie. En 1886, ce peintre prolifique avait à son actif quelque quatre cents tableaux. En 1890, Meissonier participe, avec Pierre Puvis de Chavannes, Carolus-Duran, Félix Bracquemond, Jules Dalou, Auguste Rodin et Carrier-Belleuse, à la refondation de la Société nationale des beaux-arts. Il appartient au courant artistique académique dit aussi « pompier ». Il est considéré de son vivant comme un des plus grands maîtres de la peinture contemporaine.

Si l’œuvre sculpté d’Ernest Meissonier demeure peu exposé, parfois dans l’ombre de son œuvre peint, ses sculptures sont toutefois présentées après son décès à la galerie Georges Petit en mars 1893 avec 11 cires, mais aussi à l’École des beaux-arts de Paris où sont exposés cinq bronzes et quelques cires originales. Ce n’est qu’en 1993 que l’œuvre sculpté d’Ernest Meissonier est présenté pour la première fois, quasi complet, lors de la rétrospective que lui consacre le musée des beaux-arts de Lyon. On s’accorde à penser qu’il faut comprendre les œuvres sculptées d’Ernest Messonier comme un préalable à ses tableaux peints. En effet, la recherche réaliste dans l’œuvre de l’artiste consiste avant tout à la préparation méticuleuse de ses représentations peintes, pour lesquelles il réalise des maquettes sculptées. La sculpture est donc l’étape préalable à la peinture, la représentation tridimensionnelle des figures réalisée pour sentir le mouvement des personnages et comprendre les jeux de lumière afin de donner une représentation peinte la plus réaliste possible. L’origine préparatoire de la sculpture explique d’une part le fait qu’elle est été que peu exposée, mais justifie aussi l’emploi de la cire pour les sculptures, un matériau très malléable qui se conserve très mal. Cette volonté d’être au plus proche du réel pour susciter l’émotion est une caractéristique du romantisme dans la peinture du XIXe siècle.

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