Petersen Armand, Antilope couchée, sans corne

Jean-Léon Gérôme (1824-1904), "Danseuse à la Pomme", bronze à patine doré et réhauts verts, fonte Siot-Decauville, haut. 51 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris
Gérôme Jean-Léon, Danseuse à la Pomme
27 décembre 2017
François Pompon (1855-1933), "Truie", bronze à patine marron foncé nuancé, fonte Valsuani, long. 21 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris
Pompon François, Truie
28 décembre 2017

Petersen Armand, Antilope couchée, sans corne

Armand Petersen (1891-1969), "Antilope couchée, sans corne", grès tendre vernissé marron foncé nuancé, Manufacture Nationale de Sèvres, long. 14,4 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris

Armand Petersen (1891-1969), "Antilope couchée, sans corne", grès tendre vernissé marron foncé nuancé, Manufacture Nationale de Sèvres, long. 14,4 cm. Lying antelope, nuanced dark brown glazed sandstone by the Sèvres National Manufacture. sculptures - galerie Tourbillon, Paris

PETERSEN Armand / 1891-1969
« Antilope couchée, sans corne »

Dimensions : Long. 14,4 cm

Description : Grès tendre vernissé marron foncé nuancé – Manufacture Nationale de Sèvres

Réalisé d’après le modèle en plâtre de 1927 conservé à la Manufacture Nationale de Sèvres, notre exemplaire a été édité par la Manufacture en 1930.
Modèle similaire reproduit dans Petersen, Liliane Colas, Editions Finzi, 2004, page 30, n°3.

 

Biographie Armand Petersen

Armand Petersen (1891-1969), d’ascendance danoise, est né à Bâle (Suisse). Il entre à l’École d’Arts Industriels à Genève, dans la classe d’orfèvrerie et de ciselure. En 1914, Petersen arrive à Paris pour y poursuivre ses études mais repart pendant quatre ans dans l’atelier du sculpteur hongrois Bêla Markup qui l’initie au modelage. Sculpteur animalier, il lui fait découvrir les animaux au parc zoologique de Budapest. En 1924, l’art animalier est en plein essor. Pompon, révélé en 1922 au salon d’Automne par son grand Ours Blanc, regroupe au Jardin des Plantes des jeunes animaliers qui étudient les modèles sur nature en suivant ses conseils. Le choix de l’animal s’affirme en 1926, Armand Petersen travaille à la fauverie du Jardin des Plantes et se joint au groupe des adeptes de Pompon qui enseigne sa méthode sur le terrain. La première exposition des « Animaliers » s’ouvre dans la galerie Brandt en 1927. Petersen se retrouve aux côtés de Sandoz, Bigot, Artus et Pompon. La critique remarque ce nouvel artiste. La Manufacture de Sèvres cherche dans l’art contemporain de l’époque des œuvres pour les adapter à sa matière récente, le grès tendre coloré donnant un tout autre rendu que le biscuit. La Manufacture retient trois œuvres de Petersen.

A la différence des œuvres de Pompon « qui sont naturellement des bêtes du Bon Dieu, sans frayeur », les bêtes de Petersen semblent toujours sur le qui-vive. Cette particularité d’expression subtile fait de Petersen un animalier de talent. En 1929, deux ans après sa « découverte » Armand Petersen fait partie des meilleurs animaliers. On le cite après Pompon et comme son émule.En 1931 le groupe des « Douze Animaliers Français » dépose ses statuts. Petersen de nationalité suisse, fait partie du groupe en invité. En 1932, la crise économique touche les artistes qui exposent souvent leurs œuvres en plâtre. Les éditions en céramique fourniront un revenu à bon nombre d’artistes, comme à Petersen qui va les multiplier tant à la Manufacture de Sèvres qu’à la Manufacture Nationale Bing & Grøndahl de Copenhague par de nouveaux contrats.
Après la mort de Pompon en 1933, le groupe se dissout rapidement. Les animaliers grâce à Sandoz qui a racheté la galerie Brandt continueront cependant à se réunir jusqu’en 1939, où la mobilisation de la guerre dissout le groupe des animaliers. En 1935, Petersen obtient la nationalité française mais retourne régulièrement exposer en Suisse.

  • Galerie Tourbillon, antiquaire, antique dealer, sculptures, bronzes, Paris