Prost Maurice, Panthère se léchant la patte

Auguste Rodin (1840–1917), Petite tête de "L’Homme au nez cassé", bronze à patine brune, fonte Rudier, haut. bronze seul 12,4 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris
Rodin Auguste, Petite tête de « L’Homme au nez cassé »
14 juin 2019
Antoine-Louis Barye (1796-1875), "Eléphant du Sénégal", bronze à patine vert brun nuancé, fonte Barbedienne cachet Or, haut. 14 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris
Barye Antoine-Louis, Eléphant du Sénégal
18 juin 2019

Prost Maurice, Panthère se léchant la patte

Maurice Prost (1894-1967), "Panthère se léchant la patte", bronze à patine brun très nuancé, fonte Susse, long. 60 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris

Maurice Prost (1894-1967), "Panthère se léchant la patte", bronze à patine brun très nuancé, fonte Susse, long. 60 cm. "Panther licking its paw", bronze cast by Susse. sculptures - galerie Tourbillon, Paris

PROST Maurice / 1894-1967
« Panthère se léchant la patte »

dimensions : Haut. 30,5 cm / Long. 60 cm

Description : Très belle épreuve en bronze à patine brun très nuancé – fonte SUSSE

 

Biographie Maurice Prost

Maurice Prost (1894-1967) est un sculpteur français. Doué pour le dessin, il suit les cours du sculpteur Léopold Morice. Mais c’est Charles Valton qui révélera sa vocation d’artiste animalier. Alors que le sort vient de le frapper (il est amputé d’un bras dès les premiers mois de la guerre de 1914), il abandonne son métier de ciseleur en joaillerie et opte pour sa passion, la sculpture animalière. Après quelques temps passés à Montpellier, il est de retour à Paris en 1918. Il va alors quotidiennement au Jardin des Plantes dessiner et modeler les animaux. Il y rencontre les autres animaliers avec qui il se lie d’une amitié sincère. Il expose pour la première fois en 1921 au Salon des Artistes Français. Il présente également régulièrement des oeuvres au Salon d’Automne et au Salon des Artistes Indépendants. Dès 1922, Prost commence à pratiquer la taille directe avec l’aide sa femme. Il devient professeur titulaire de dessin à la Chambre de Commerce de Paris, où il enseignera 22 ans. Il est récompensé d’une Médaille d’honneur au Salon des Artistes Français de 1922. En 1927, la proximité d’un atelier de verrerie lui donne l’idée d’utiliser une machine à air comprimé pour activer un marteau pneumatique, qu’il adaptera et mettra au point, grâce à l’aide des Services d’Appareillage du Secrétariat d’État aux Anciens Combattants. Désormais, il peut pratiquer seul la taille directe.

Maurice Prost expose de façon permanente à la Galerie Susse, Bd de la Madeleine à Paris et ce jusqu’à l’après-guerre. Ses œuvres seront parmi les plus vendues de cette galerie. Il expose ensuite en 1928 au premier Salon des Artistes Mutilés et Blessés de Guerre sur les Champs-Elysées, un évènement où l’inauguration rassemble toute la classe politique française, l’ensemble de l’état-major et la presse internationale. Prost Participe en 1930 à l’exposition des Artistes Animaliers, galerie Edgar Brandt, Boulevard Malesherbes, puis présente sa Panthère noire à l’Exposition Coloniale de 1931, en bronze et grandeur nature. A l’occasion de l’Exposition Internationale des Arts et Techniques de 1937, Prost réalise deux Pégases de plus de 4 mètres de hauteur, destinés à la passerelle de l’Alma. Pour cela, il déménage son atelier rue de la Tombe Issoire dans le 14e arrondissement. Son voisin est le céramiste Georges Jouve. Après la Seconde Guerre mondiale, il réalise de nombreuses sculptures monumentales pour des villes et des institutions. Chevalier de la Légion d’Honneur à titre militaire en 1933, il est promu en 1957 Officier de la Légion d’Honneur au titre des Arts. Il remporte la Médaille d’or du Salon des Artistes Français en 1963 et la Médaille d’honneur au Salon d’Automne de 1966, un an avant son décès.

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