Rivière Théodore, Salammbô chez Mathô, Je t’aime ! Je t’aime

Anonyme XIXe s., Sujet érotique, Curiosa, Terre cuite originale, long. 43 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris
Anonyme XIXe s., Sujet érotique – Curiosa
1 juillet 2018
Ernest Léveillé (1841-1913), Vase bambou verre, Haut. 18,5 cm. sculptures, verreries - galerie Tourbillon, Paris
Léveillé Ernest, Vase « Bambou »
12 septembre 2018

Rivière Théodore, Salammbô chez Mathô, Je t’aime ! Je t’aime

Théodore Rivière (1857-1912), "Salammbô chez Mathô", bronze à patine brun vert nuancé, fonte Susse, haut. 62,5 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris

Théodore Rivière (1857-1912), "Salammbô chez Mathô", bronze à patine brun vert nuancé, fonte Susse, haut. 62,5 cm. "Salammbo and Matho", bronze cast by Susse. sculptures - galerie Tourbillon, Paris

RIVIERE Théodore / 1857-1912
« Salammbô chez Mathô, Je t’aime ! Je t’aime »

dimensions : Haut. 62,5 cm

Description : Bronze à patine brun vert nuancé – fonte SUSSE

 

Biographie Théodore Rivière

Théodore Rivière (1857-1912) est un sculpteur français. Il reçoit une formation traditionnelle à l’école des beaux-arts de Toulouse, puis à l’école nationale des beaux-arts de Paris. Rivière commence sa carrière sous l’influence de Falguière et de Mercié. Découragé par l’insuccès, il est attiré par les voyages qui le mènent en Afrique du Nord, en Extrême-Orient et en Amérique du Sud. Le voyage le révèle à son art en lui apportant, non seulement de nouveaux thèmes d’inspiration, empruntés quelques fois à la littérature, mais aussi un style personnel et novateur dont l’œuvre-phare est Salammbô chez Mathô. De retour à Paris, Rivière se distingue par une sculpture de petit format qu’il applique également au nu et au portrait en pied de ses contemporains. Il associe des matériaux à la polychromie raffinée qui participent à l’expression de son sujet. Il collabore en même temps avec des éditeurs du bronze et de la porcelaine. Rivière répond ainsi aux orientations souhaitées par l’Union centrale des Arts décoratifs et à son inclination pour les théories de l’art social dès 1900. Puis il retourne à la statuaire de ses débuts en l’adaptant aux monuments publics érigés en Indochine et en France, sans abandonner toutefois le genre décoratif qui lui a valu le succès.

La sculpture de Théodore Rivière, le plus souvent d’inspiration littéraire et anecdotique, vaut non seulement par les qualités de vie et de mouvement exprimés, mais encore par le raffinement des formes. Le sujet de l’oeuvre est tiré du roman de Gustave Flaubert, Salammbô, paru en 1862. L’histoire se passe entre 241 et 238 avant Jésus-Christ, pendant la guerre menée par Carthage contre ses mercenaires révoltés. Le Libyen Mâthô, chef des soldats barbares, est amoureux de Salammbô, la fille de son ennemi carthaginois Hamilcar Barca. Rivière a choisi le moment où, massacré par le peuple, Mâthô expire aux pieds de la belle en criant : « Je t’aime ! Je t’aime ! ». Le personnage de femme fatale qu’est Salammbô inspira de nombreux autres artistes symbolistes. Cette statuette fait sensation au Salon de 1895 et continue d’émerveiller à l’Exposition Universelle de 1900 à Paris. Elle sera éditée en bronze, en bronze et ivoire, et en biscuit de porcelaine de Sèvres.

  • Galerie Tourbillon, antiquaire, antique dealer, sculptures, bronzes, Paris