Soudbinine Séraphin, Portrait d’homme

Max Sauze (né en 1933), Couple, bronze et laiton, haut. 26 cm. sculptures - galerie Tourbillon, Paris
Sauze Max, Couple
15 décembre 2017
Christophe Fratin (1801-1864), "Fratin par lui-même", autoportrait, bronze à patine marron foncé nuancé, haut. 14,8 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris
Fratin Christophe, « Fratin par lui-même », autoportrait
21 décembre 2017

Soudbinine Séraphin, Portrait d’homme

Séraphin Soudbinine (1867-1944), Portrait d'homme, bronze à patine brune, haut. 9,5 cm. sculptures - galerie Tourbillon, Paris

Séraphin Soudbinine (1867-1944), Portrait d'homme, bronze à patine brune, haut. 9,5 cm. sculptures - galerie Tourbillon, Paris

SOUDBININE Séraphin / 1867-1944
Portrait d’homme

dimensions : Haut. 9,5 cm

Description : Bronze à patine brune – daté 1912

 

Biographie Séraphin Soudbinine

Séraphin Nikolaevich Soudbinine (1867-1944) est un sculpteur et céramiste d’origine russe installé à Paris. Issu d’une famille de commerçants, les Golovastikov, il exerce des petits métiers (mousse sur la Volga, employé du télégraphe) avant de se passionner pour le théâtre qu’il pratique d’abord dans sa ville natale, Novgorod, adoptant le nom de scène de Soudbinine, puis lors de tournées dans des théâtres de province, avant d’intégrer en 1898 la première troupe du théâtre d’art de Moscou.
Ayant obtenu une bourse de Savva Morozov, il s’installe à Paris en 1904 à la suite de sa rencontre avec Auguste Rodin dont il est l’élève puis l’assistant pendant dix ans, tout en menant sa propre carrière de sculpteur. Il est en particulier le praticien pour Rodin de La main de Dieu ou La Création. Il expose au Salon des artistes russes, au Salon d’automne et au Salon de la Société nationale des beaux-arts. Il réalise les bustes d’artistes russes de renom (son ex mentor Stanislavski, le ténor Leonid Sobinov, Gorki, le compositeur Scriabin…) ou encore une série de statuettes représentant les vedettes des ballets de Diaghilev pour la manufacture impériale de porcelaine. Il collabore également avec Jean Dunand sur plusieurs projets art-déco, notamment des panneaux laqués destinés à la résidence de Solomon R. Guggenheim.
En 1923, lors d’un voyage à New York, il a une révélation en découvrant au Metropolitan Museum of Art la collection de céramique d’extrême orient Pierpont Morgan. Il démarre alors une nouvelle carrière : prenant conseil auprès de Paul Beyer et d’Émile Decœur, il construit son propre four et prépare lui-même terres et émaux pour ses grès grand feu et porcelaines. La critique le suit, qualifiant son œuvre de « considérable et magnifique ». Après la destruction de son atelier de la rue Broca par un bombardement en 1941, il travaille surtout avec la Manufacture de Sèvres pendant ses dernières années.

  • Galerie Tourbillon, antiquaire, antique dealer, sculptures, bronzes, Paris