Cros Henry, Rare Masque antique de Femme

Edouard-Marcel Sandoz (1881-1971), Sonnette au Lapin, bronze à patine brun vert nuancé, fonte Susse, Haut. 6,8 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris
Sandoz Edouard-Marcel, Sonnette de table au Lapin
8 juin 2018
Emmanuel Frémiet (1824-1910), Tête de Chien, bronze à patine marron nuancé, haut. 6,5 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris
Frémiet Emmanuel, Tête de Chien
8 juin 2018

Cros Henry, Rare Masque antique de Femme

Henry Cros (1840-1907), Rare Masque antique de Femme, Pâte de verre, Haut. 16 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris

Henry Cros (1840-1907), Rare Masque antique de Femme, Pâte de verre, Haut. 16 cm. Rare antique mask of a woman, cameo glass. sculptures - galerie Tourbillon, Paris

CROS Henry / 1840-1907
Rare Masque antique de Femme

dimensions : Haut. 16 cm
panneau : 28 x 21 cm

Description : Pâte de verre polychrome
Présenté sur son panneau d’origine recouvert de velours

 

Biographie Henry Cros

César Isidore Henry Cros, dit Henry Cros (1840-1907), est un sculpteur, peintre, céramiste et maître verrier français Né dans une famille d’intellectuels, il apprend à peindre dès 1854. Il suit l’enseignement des sculpteurs François Jouffroy et Antoine Étex et du peintre Jules Valadon à l’École des Beaux-Arts de Paris. Il débute au Salon de 1861 en présentant un buste de son frère Charles Cros. En 1863, il participe au Salon des refusés en exposant trois plâtres. Entre 1869 et 1880, Henry Cros se fait connaître des critiques d’art avertis par ses recherches. En effet, Cros commence par s’intéresser à la cire et à reproduire plusieurs de ses sculptures dans ce matériau et invente même un procédé de peinture à l’encaustique, puis il s’intéresse à la céramique et produit des grès. Il finit par pratiquer la verrerie et participe à la mise au point de la technique de la pâte de verre moderne. Son œuvre singulier, libre de toute forme d’académisme et relevant de l’Art nouveau, s’inspire notamment de thèmes de l’Antiquité européenne.

Participant à l’Exposition Universelle de 1889, à Paris, il y présente huit bas-reliefs, dont sept en pâte de verre et un en marbre. Il y sera récompensé d’une médaille d’argent.
Cros travaille notamment à la Manufacture nationale de Sèvres, où l’Etat lui octroie un atelier en 1891 ainsi qu’une subvention annuelle.
Il reçoit successivement deux importantes commandes de l’Etat pour de grandes compositions en pâte de verre polychrome, L’Histoire de l’Eau (1892) – conservée aujourd’hui au musée d’Orsay – et L’Histoire du Feu (1892), puis en 1905 une commande de la Ville de Paris, L’Apothéose de Victor Hugo, présentée à la Maison de Victor Hugo.

Reconnu par ses pairs, mais ignoré du grand public, une lettre d’Antoine Bourdelle adressée à Jean Cros, son fils, atteste sans ambages de son admiration pour l’artiste :  » Combien de fois Rodin m’a dit : Bourdelle, nous avons tous un grand devoir à accomplir envers Henry Cros. On semble ignorer trop qu’il est un grand artiste. Sa forme touche aux plus belles lois de l’art antique des plus grands temps et sans parler de son génie d’inventeur de sa pâte de verre en couleur, son œuvre de peintre, de dessinateur, son œuvre de sculpteur fait de lui un maître unique qui suffit à la gloire de son temps et de sa nation.  » (propos repris dans la catalogue d’exposition « Henry Cros », chez Chantal Kiener, 2017)

  • Galerie Tourbillon, antiquaire, antique dealer, sculptures, bronzes, Paris