Hoetger Bernhard, Moine

Bernhard Hoetger (1874-1949), "L'Homme au Monocle", terre cuite, Cacciapuoti éditeur, haut. 32 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris
Hoetger Bernhard, L’Homme au Monocle
31 octobre 2017
Jitsinsky (XXe s.), "Qui sait tout souffrir peut tout oser", bronze à patine brun nuancé, fonte Valsuani, haut. 34 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris
Jitsinsky, Qui sait tout souffrir peut tout oser
31 octobre 2017

Hoetger Bernhard, Moine

Bernhard Hoetger (1874-1949), "Moine", bronze à patine marron nuancé, socle en marbre noir fin de Belgique, haut. totale 13 cm, sculptures - galerie Tourbillon, Paris

Bernhard Hoetger (1874-1949), "Moine", bronze à patine marron nuancé, socle en marbre noir fin de Belgique, haut. totale 13 cm. "Monk". sculptures - galerie Tourbillon, Paris

HOETGER Bernhard / 1874-1949
« Moine »

dimensions : Haut. totale 13cm

Description : Bronze à patine marron nuancé, socle en marbre noir fin de Belgique

 

Biographie Bernhard Hoetger

Bernhard Hoetger (1874-1949) est un important sculpteur et peintre allemand de la période expressionniste. Fils d’un forgeron de Dortmund, Bernhard Hoetger suit à Detmold des cours de sculpture de 1888 à 1892, et dirige ensuite un atelier dans une église de Rheda-Wiedenbrück. À la suite d’un passage à l’Académie des beaux-arts de Düsseldorf, il accomplit un séjour à Paris. Il y est profondément influencé par Auguste Rodin, dans l’atelier duquel il fait également la connaissance de Paula Modersohn-Becker. Il illustre le n° 132 de L’Assiette au beurre (10 octobre 1903), offrant une suite de compositions saisissantes intitulée « Dur labeur », avec des légendes de Jehan Rictus. La plupart de ses œuvres renvoie alors au monde de l’industrie qui broie l’être humain et l’associe à la misère. Bernhard Hoetger se fait ainsi, comme Jules Dalou en France et Constantin Meunier en Belgique, l’un des chantres du monde ouvrier, ses grandeurs et misères. Il peut, plus tard, se familiariser aussi avec le travail d’Antoni Gaudí. En 1911, Hoetger est appelé dans la colonie artistique de Darmstadt, où il s’installe. En 1914, incité par Paula Modersohn-Becker, il se rend à Worpswede en Basse-Saxe. Il découvre là-bas, par l’intermédiaire du mécène de Brême Ludwig Roselius, ce qui va devenir l’œuvre de sa vie : l’édification de la désormais célèbre rue Böttcherstraße, à Brême, dans un style expressionniste. Tout comme son protecteur Roselius, Hoetger sympathise avec les idées du national-socialisme et adhère au parti nazi. Il essaie, en vain, de gagner le parti à ses convictions artistiques. Son travail, bien au contraire, est qualifié par Adolf Hitler, lors d’un congrès à Nuremberg en 1936, d' »art dégénéré ». Expulsé du parti, Bernhard Hoetger s’installe en Suisse en 1946, où il meurt en 1949.

  • Galerie Tourbillon, antiquaire, antique dealer, sculptures, bronzes, Paris